Démolition de Kaporo-rails en 1998: Dalein se défend : « Je n’ai pas soutenu… »

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En conférence de presse ce jeudi 14 mars à la Maison commune des journalistes, le président de l’UFDG a fustigé l’attitude du gouvernement d’Alpha Condé, qui casse tout, sans aucune mesure d’accompagnement aux occupants de Kaporo-rails et Kipé 2.

Pour Dalein, ’’on ne peut pas traiter son compatriote de la manière’’. 

A ce jour, explique-t-il, « Il y a 25 zones classées zones réservées. Mais pourquoi seulement Kaporo-rails, les autres n’ont pas été touchées, on a même déclassé certaines zones. Mais pourquoi parmi les 25 zones c’est sur Kaporo-rails qu’on s’acharne. », S’interroge l’ancien Premier ministre de Conté, qui reconnait tout de même qu’en 1989, le schéma directeur de la ville de Conakry a été adopté par le président de la République.

Interpellé sur un sujet qui défraie la chronique à Conakry, au moment où les autorités passent à l’offensive, sans état d’âme, Cellou Dalein Diallo, dont l’intervention sur RFI en 1998, alors ministre des Transports, de l’Equipement et des Travaux publics,  a fait le tour de la toile, s’est défendu en ces termes :

« J’étais en Europe en mission de l’Etat lorsque ça commencé, je n’avais pas de maîtrise complète de l’exposé du motif. La solidarité gouvernementale avait commencé, j’étais le plus accessible à RFI, j’étais en France. », se défend-il.

Parlant du déguerpissement des occupants en 1998, Cellou Dalein Diallo apporte quelques précisions : « Lorsque Sidya est arrivé, on a décidé qu’il allait faire la promotion de la nouvelle Guinée avec le nouveau gouvernement, on m’a chargé de faire le tour de l’Europe, pour expliquer qu’il y a une nouvelle politique, une nouvelle équipe gouvernementale ouverte. Et qu’on est prêts à accueillir les investisseurs et j’ai dit que pour l’ouverture des voies, même dans l’audio qui circule, est la viabilisation, on ne peut pas ne pas casser. Mais ce n’est pas une question de droits humains », rappelle-t-il.

Poursuivant, l’ancien ministre de Conté dit à qui veut l’entendre qu’il était opposé à la casse: « Lorsque je suis entré, j’ai vu la casse, croyez-moi, j’ai pris des initiatives pour que ça s’arrête. J’ai un témoin qui a d’ailleurs mené une action déterminante auprès du président Conté, c’est Kassory. On s’est retrouvés, on a dit qu’il faut que ça s’arrête. Et on est allés voir le président, une première fois. Et une 2ème fois, on est allés le voir, il a dit bon, il faut arrêter ». Ajoutant que : « Je n’ai pas soutenu. J’ai fait partie, et Kassory a joué le rôle déterminant, il faut le dire, rendre à César ce qui appartient à César pour que le président prenne la décision. Mais c’est moi qui étais le premier à attirer son attention ».

21 ans après cette casse, l’Etat peine à réaliser des infrastructures sur le site directionnel de Koloma. Et le pire, c’est une autre opération de démolition des bâtiments à Kaporo-rail et Kipé, qui allonge la liste des sans-abris.

Pour la Rédaction du groupe Sud Média Guinée (Alexis Lamah)

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