Transport routier: barrage de Bawa à Dubreka, lieu d’arnaque à ciel ouvert

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Situé dans la préfecture de Dubréka et composé d’une équipe mixte (militaires et gendarmes), le passage de ce barrage est devenu aujourd’hui, un véritable parcours de combattant pour certains citoyens. Les éléments postés au niveau, trahissant leur mission, s’y livrent à une arnaque qui rend infernal, le quotidien des citoyens. Cela au vu et au su de quelques autorités en charge de la Défense nationale. Arrivé à Bawa sans pièce d’identité vous serez sommé de payer 10 mille fg et c’est non négociable. Pour procéder à cette action regrettable les militaires font descendre tout le monde de la voiture avec une brutalité inouïe et doublée de grossièretés.

Quand vous descendez, il y’a un chef assis sous un hangar qui procède au contrôle d’identité. Là, l’arnaque se passe à ciel ouvert. Interrogée, une dame du nom de M’Balou Fatoumata Camara, victime de cette situation s’est confiée à votre quotidien en ligne guineerealité.com. « On m’a bloquée ici depuis 10h, jusqu’à présent on m’a pas libérée à cause de 20 mille fg. On m’a demandée de payer 10 mille fg avant de descendre du véhicule, sinon je vais payer 20 mille. J’ai proposé 5 mille fg, ils ont dit non. Et après on m’a fait descendre, depuis j’attends. Sans les 20 mille fg, je ne vais pas bouger d’ici. C’est dans cette circonstance que tu m’a trouvée ici, mon fils », s’est-elle plaint. Pour que cette dame et un groupe de passagers confrontés aux mêmes réalités passent, il a fallu l’intervention de leur chauffeurs respectifs qui ont accepté de céder à une partie des transports. Cela après une quarantaine de minutes.

De tels cas sont une pratique quotidienne, un véritable sport à Bawa. Outre cette catégorie de citoyens, les chauffeurs aussi ne sont pas épargnés et à eux, il leur est exigé le paiement d’un montant variant entre 5 et 10 milles FG. Ce, même détenant une pièce d’identité et le critère de prix semble varier en fonction de la qualité de la voiture.

Pour répondre à une des questions de notre reporter à savoir pourquoi vous avez payé 5 mille fg tout à l’heure,  Sekouba Bangoura répond en ces termes. « Si je ne paye pas les 5 mille ils vont me fatiguer ici. ils vont prendre toutes mes affaires pour me créer des problèmes », s’est lamenté le jeune chauffeur avec une voix basse. Cette question préoccupante doit interpeller davantage le syndicat national des transporteurs routiers. Mais aussi elle nécessite une mesure idoine contre ces éléments qui foulent au sol, les décisions des autorités. La décision de suppression des barrages n’a-t-elle pas été prise ? Si tant est que ladite décision soit sélectivement observée, pourquoi la demande d’argents y est-elle monnaie courante ?

Dossier à suivre !

Pour la Rédaction du groupe Sud Média Guinée(Ibrahima Djikiné)

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